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LE
PROFESSEUR GUY QUEINNEC EST DECEDE LE 26 OCTOBRE 2000 d'une crise
cardiaque.
Il aurait eu 69 ans en janvier 2001.
Sorti en 1956 de l'Ecole d'Alfort, il part faire son service militaire,
exerce quelques temps en clientèle canine auprès de
la clientèle de son épouse, Bernadette, puis revient comme
assistant chez le professeur LETARD, puis maître assistant,
chez le professeur THERET.
Il passe son agrégation en 1963 et prend la chaire de TOULOUSE,
à la succession du professeur PONS, alors directeur
de l'Ecole et organisateur de son déménagement. Il fera
toute sa carrière à TOULOUSE.
Toute sa vie il aura été un grand précurseur, souvent
trop en avance et pour cela souvent bocardé.
Pourtant, maintenant, nous ne pouvons que nous étonner devant
sa clairvoyance sur l'erreur de l'orientation vers l'élevage
intensif, surtout en Bretagne, sur son orientation vers une zootechnique
économique (il publiera dans ses premières années
d'enseignement un ouvrage sur la biométrie devenant le premier
à introduire les statistiques dans la biologie vétérinaire).
La promulgation de la Loi sur l 'élevage en 1966, contre laquelle
il n' arrêtera jamais de pester, le conduit (par dépit,
ou plutôt par amour conjugal ?) à orienter son activité
de zootechnicien vers l'élevage canin. Il sera, ainsi, le premier
à établir un cours d'éthologie, le premier à
créer une clinique et une consultation de comportement.
Avec la création, en 1980, de la SOCIETE FRANCAISE DE CYNOTECHNIE,
il enfoncera un peu plus le clou de la « canine ».
Il sera le premier, en France, à vulgariser les suivis des chaleurs
chez la chienne par la réalisation des frottis vaginaux.
Son implication dans la Cynophilie Officielle sera permanente, il était
encore membre du Comité de la Centrale Canine
jusqu'à cet été.
Il fut le premier secrétaire de la Commission Zootechnie de la
S.C.C., il fut incontournable dans le monde des lévriers.
48 heures avant son brutal décès, il siégeait encore
dans une commission d'élaboration d'un Institut Technique de
l'Animal
de Compagnie, qu'il appelait de ses voeux depuis des années et
dont il allait, enfin, contribuer à l'accouchement.
Avec sa disparition nous perdons un tribun de grande classe dont la
faconde lui aurait mérité d'être méridional
et qui n'aura
jamais laissé aucun de ses interlocuteurs indifférents.
A son épouse, Bernadette, compagne de tous les instants et à
ses enfants nous adressons nos condoléances les plus attristées
mais aussi l'assurance de tâcher de poursuivre
l'oeuvre engagée et les nombreux chantiers laissés en
plan. (avec
l'aimable autorisation de la S.F.C.)
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